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Musique
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Lokua Kanza: w3
"Un oiseau se cache parmi nous, grand ambassadeur de la bantou jazz imagination. Ce monsieur nous est trésor" |
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Talla Andre Marie:
"Tout petit, je sautais sur ces genoux ,sans avoir conscience du baobab que représentait son génie créatif pour l'Afrique.Merci d'être ce que tu es." |
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Manu Dibango: w3
"Un géant, l'arbre qui cachait la forêt culturelle derrière les indépendances. Il compte à mes yeux parmi les libérateurs de la planète Kora-Kola." |
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Richard Bona: w3
"Ne lui dites pas qu'il est mon maître à danser, il pourrait ne pas apprécier tant il est humble. Il a ouvert le chemin aux jeunes initiés qui veulent africaniser la mondialisation." |
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Claude Nougaro: w3
"A toi ami sculpteur, merci de m'avoir insufflé le sens du français afro-chanté." |
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Michel Jonasz : w3
"La fabuleuse histoire de mr swing est le plus heureux de mes accidentelles collisions artistiques. lui connait la puissance du groove..." |
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Pierre Akedengue: w3
"ô lointain maître, merci d'avoir inscrit le gabon dans mes éternelles amours..." |
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Youssou Ndour: w3
" kanam, kanam, baobab, human xalam, senegalese bird, merci à la langue Wolof d'avoir secreté une telle splendeur" |
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Gilberto Gil: w3
"Mon maître aussi, il m'a transmis le sens de l'infinie mélodie. Son Brésil est une super puissance à mes oreilles." |
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Myriam Makéba:
"La cause des opprimés d'afrique australe a fait vibrer plusieurs séismes. Avec Nelson Madiba Mandela, elle est l'inaltérable honneur du continent. I Love you, mama makéba." |
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Sally Nyolo:
"Le génie du gynécée afro contemporain, messagère de la subtil complainte de nos forêts. Une très belle grande soeur..." |
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Jacso:
"Un jeune homme le suivait à tous ses concerts dans les années 90. C'était moi, c'était une école, ma première leçon d'écriture exigeante. Merci Jacques Saux" |
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Poésie
TO BE COMPLETED
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Philosophie
TO BE COMPLETED
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Société
Comment voterons-nous demain ?
Peut-être au suffrage universel graduel :
Une invention de Ricky-James Fotso Guifo …
L’abstention électorale chronique qui affecte les systèmes démocratiques, même les plus avancés, constitue le signe évident d’un anachronisme. C’est un témoignage à charge contre des schémas mentaux qui en faussant les messages électoraux,, coagulent la dialectique du vote. L’outil du suffrage universel doit être revisité, questionné et approfondi, pour lui fournir une portée et des significations qui collent davantage aux exigences de nuance de notre temps. Le principe « un homme une voix » a vécu, et le vote s’est enrichi des progrès accomplis par le citoyen, dans son effort de domestication du sens et des enjeux de cette procédure de choix collectif.
Maintes explications ont été tentées pour expliquer la désaffection généralisée qui s’exprime aux dépens de cet usage, fondement d’un système basé sur l’agrégation et l’interprétation des vœux individuels. Tout le monde s’accorde par ailleurs pour pointer du doigt une crise démocratique dont la source pourrait se trouver, de notre point de vue, dans le vice réducteur des dispositifs électoraux en vigueur.
En effet, le suffrage universel tel que l’acception « un homme, une voix » en définit l’héritage, induit une perception cornélienne du vote. L’électeur dispose d’un droit de suffrage limité à une voix. Il doit donc résumer ses traditions, ses idéaux, ses attentes, ses contradictions, ses appartenances et ses indignations en un choix de valeur 1, pour 1 candidature. Et quelle que soit la diversité des influences qui concourent à l’élaboration de son opinion, l’instrument de son pouvoir contraint le votant à se liguer plus qu’il ne s’exprime. Le cadre de son choix exclut, par nature, toute information sur son degré de sensibilité au reste de l’offre politique. On touche par conséquent, aux limites d’un système qui atomise et sclérose des individualités souvent complexes.
En définitive, cette approche du vote enlève toute chance au votant de se projeter comme un jury individuel, pour le confiner au statut d’un supporter qui doit atrophier son analyse pour choisir son camp.
Vote graduel ?
Le suffrage universel graduel est le modèle de vote selon lequel chaque électeur procède à un classement dégressif des listes ou candidats de son choix. Le votant dispose d’un droit de suffrage de valeur 1,75 voix qu’il a à répartir comme suit :
Une pleine voix pour son premier choix
Une demi-voix pour son second choix
Un quart de voix pour son troisième
Le votant a la possibilité de voter en blanc autant de fois qu’il le souhaite, dans la limite des trois possibilités offertes.
Il n’existe qu’une restriction : aucun cumul de voix sur un même choix n’est admis, sous peine de voir le vote invalidé.
Le vote ainsi libellé porte à huit possibilités le nombre de combinaisons pour exprimer son choix. (Tableau ci-dessous)
| Combinaison |
1.75 |
1.50 |
1.25 |
1 |
0.75 |
0.50 |
0.25 |
0 |
| vote nominatif % |
100 |
85.71 |
71.42 |
57.14 |
42.85 |
28.57 |
14.28 |
0 |
| Pleine voix |
1 |
1 |
1 |
1 |
Blanc |
Blanc |
Blanc |
Blanc |
| Demi voix |
1/2 |
1/2 |
Blanc |
Blanc |
1/2 |
1/2 |
Blanc |
Blanc |
| Quart voix |
1/4 |
Blanc |
1/4 |
Blanc |
1/4 |
Blanc |
1/4 |
Blanc |
Cette approche renouvelée du vote, par la mise en relief d’indicateurs d’intensité des adhésions, et dans un cadre de vote pluriel, s’adresse à un électeur pris en compte en tant que pensée affranchie. Etre électeur, c’est se projeter en jury individuel qui compare et hiérarchise les offres. Il s’agit ici de créer un recul qui permette au votant de quitter la logique bipolaire du vote à une voix, pour accéder à une opinion construite et nuancée.
La prise en compte automatique du vote blanc comme suffrage valablement exprimé est de nature à filtrer les pesanteurs de l’indécision, tout en réparant l’injustice qui est faite à cet enfant pauvre du droit de suffrage. Dans les systèmes actuels, et en conséquence d’une logique maladivement binaire, le vote blanc cristallise sa valeur éditoriale autour de la protestation et du dépit. Or, tout vote dit « protestataire » peut s’analyser comme un rejet de l’abstention, souvent porteur d’une critique et d’une sanction. Dans le cadre du vote graduel, le vote blanc est le modulateur dont dépendent les nuances exprimées, en fonction du nombre de préférences nominatives émises par le votant. De valeur zéro, le vote blanc engage néanmoins son auteur à compter parmi la masse des électeurs qui forment le dénominateur commun à toute consultation : le collège électoral.
dépouillement ?
Le décompte des voix se fait sur la base d’une stricte égalité entre les agrégats de voix aboutissant à la même quantité. En clair, une pleine voix est égale à deux demi-voix, et à 4 quarts de voix. Aucun niveau de vote n’est réputé supérieur ou inférieur, ni par sa nature, ni par son intensité. Toutes les opérations visant à départager d’éventuelles égalités se fait en pondérant le nombre de suffrage avec le nombre d’électeurs auquel il correspond.
Il va de soi qu’une approche innovante du vote détonnerait sans un protocole qui lui assure des scrutins rigoureux, sincères et pratiques. C’est tout l’esprit du vote par timbre électoral.
A chaque électeur sont remis deux documents distincts :
1 - une feuille de papier portant inscription détaillée et couleurs ou logos respectifs des candidatures.
| Mourad Rouabah |
Laïa Feliz |
Fotso Victor |
| |
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| Nathalie Piccard |
Wawa Gwatoti . J |
Balon Yasmine |
| |
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2- un coupon d’une taille représentant la moitié de la dimension d’un chèque bancaire, sur lequel sont apposés trois timbres adhésifs distincts par la taille, la spécification de la valeur des voix, imprimée dans la langue du pays et en braille ; la couleur dudit coupon et des timbres devra revêtir un caractère d’uniformité qui permette d’éviter toute confusion avec les couleurs d’une candidature donnée.
Citoyen et démocratie ?
Outre les considérations pratiques, la dialectique du vote graduel est porteuse d’une vision renouvelée de l’interprétation des choix collectifs. Du fait que le votant a la possibilité d’exprimer jusqu’à trois préférences, disparaît la nécessité de procéder à plusieurs tours. L’électeur peut en une échéance exprimer ses priorité, solidarité et sympathie, sans avoir à brutaliser ses convictions. Disparition des marchandages entre deux tours, connus pour attenter à l’intégrité des messages, diminution du coût en personnel et en accessoires (surtout papier) de la consultation.
Ce prototype de vote est aussi de nature à modifier la donne dans le cadre des primaires à l’intérieur d’une formation politique ou syndicale. La logique graduelle a vocation à révéler les majorités transversales d’idées. La notion de transversalité renvoie ici à la principale carence de nos systèmes de décision démocratique. Le modèle « un homme, une voix » ne fait que décompter les partisans selon une discipline qui consiste à verticaliser une appartenance. L’électeur n’a pas d’autre choix que de condenser sa démarche au bénéfice d’une faction. Est-il reconnu dans son intelligence ou alors est-il le jouet d’une conception médiévale de la délibération, qui ne reconnaît que les adoubements issus d’un duel ?
Ainsi verrait-on émerger de primaires, des candidats dont la légitimité sortirait renforcée par tous les apports de ce qu’il est convenu d’appeler l’infra vote. Par cela, il est entendu que les suffrages glanés au-delà de son propre camp sont significatifs du taux de pénétration d’un programme ou d’une personnalité au sein d’un électorat. Et plutôt que de constituer des majorités acrobatiques, dont les fondements relèvent plus souvent de l’arithmétique des modes de scrutin que de la volonté collective, il convient de libérer la nuance en lui déterminant une intensité et en lui reconnaissant une rationalité.
Le référendum pourrait aussi se fondre dans la dynamique graduelle, abordé comme une mise à l’épreuve de plusieurs projets, qu’un vote préférentiel permet de comparer et départager. En effet, si les consultations de type référendaire s’en tiennent souvent à formuler une question fermée, et plutôt réductrice dans la majorité des cas, c’est essentiellement dans la suite logique des approches binaires de la délibération. Si demain, autour de questions qui transcendent les clivages structurels, plusieurs majorités transversales pouvaient rivaliser par projets interposés, la délibération n’en aurait que plus de sens. Elle permettrait par ailleurs, sur des sujets sensibles ( Europe, décentralisation, retraites, laïcité…) de contraindre les électeurs à débattre au plus près des exigences techniques et idéologiques de l’objet de leur consultation. Car répondre par oui ou par non à des questions aux enjeux subtils, est souvent perçu comme une fin de non-recevoir infligée aux velléités critiques des citoyens.
Toujours est-il que le vote graduel suppose une transformation qualitative des pratiques électorales et du sens donné au vote. Il permet de reconsidérer les notions d’appartenance, d’opinion et d’identité politiques, en recréant les grilles de lecture et d’appropriation d’un outil qui se voudrait efficient. Au plan collectif, il devient envisageable de connaître la résonance large des messages, notamment grâce à l’effet répartiteur du non-cumul de voix sur la même candidature. Du coup, chaque camp ayant compté ses partisans, se trouve dépendant au même titre que ses concurrents, de sa capacité à fédérer au-delà de ses bases sociologiques intrinsèques.
Modes de scrutins ?
Scrutins de listes
Reste cependant, l’épineuse question de la répartition du pouvoir pour laquelle, en restant fidèle à la dialectique graduelle, il est plausible de corriger les excès et les frustrations générés par les modes de scrutin les plus usités. De nombreux esprits se sont penchés sur la problématique de la figuration et de la représentation. Elle résume, selon que l’on privilégie la fidélité au message des urnes, ou que l’on s’évertue à dégager un contexte décisionnel, la difficulté de parvenir à un équilibre entre les apories des démocraties atomiques et binaires.
Les scrutins majoritaires sont connus pour leur vice amplificateur de majorités dont la légitimité procède davantage des hasards de l’arithmétique. Les petites formations, emportées par la houle du « winner takes all », se retrouvent la plupart du temps entre disparition de l’échiquier et figuration. Les systèmes majoritaires approchent les échéances politiques comme un espace-temps porteur d’une vérité propre, qu’il suffit d’identifier et d’extraire. Ils stimulent par ailleurs les réflexes de marchandage entre appareils, comportent plusieurs tours évasifs et coûteux, et freinent les processus de recomposition politique au prétexte du vote utile. D’où, des alternances monotones, des recettes répétitives dont la seule motivation est d’atrophier les contenus programmatiques jusqu’à leur point ultime de vacuité fédératrice.
Quant aux approches par la proportionnelle, en plus d’empêcher la constitution de majorités suffisamment claires, elles soumettent les instances de décision à de perpétuels marchandages. Et quand bien même l’idéal démocratique suppose un maximum de bienveillance avec les différences, des phénomènes d’éparpillement des voix sans véritable motivation idéologique lui sont parfois imputables. Les risques de paralysie de l’exécutif, associés à l’omnipotence constatée des appareils politiques, font de la proportionnelle un système qui figure sans représenter vraiment.
Scrutins d’inspiration graduelle ?
Plusieurs tentatives de systèmes hybrides ont donné des résultats qui aux yeux de beaucoup laissent à désirer sur le plan de leur efficacité démocratique (Municipales, Régionales). Le vote graduel propose une autre démarche de répartition, pour ce qui est des scrutins de listes.
- Force majoritaire (Municipales)
Pour corriger les effets amplificateurs des scrutins à vocation majoritaires, la démarche graduelle propose de fixer une prime qui corresponde à la valeur proportionnelle de l’ensemble des demi-voix en jeu, soient 2/7ièmes des suffrages valablement exprimés. Le vainqueur bénéficierait ainsi d’une prime suffisante pour gouverner, sans obérer la représentation des petites formations, ni déformer par trop le message des urnes. Ce dosage permet de pourvoir les assemblées en toute vraisemblance, compte tenu du score des candidatures concurrentes. 5/7ièmes des voix seraient ainsi affectées à une répartition au prorata.
- Force proportionnelle (Régionales)
L’inverse se produira pour accorder dans le cadre d’un scrutin proportionnel de liste, un niveau de prime qui ne tue pas l’esprit de la figuration des opinions recherchée par le législateur. 1/7ième des voix irait donc renforcer le résultat effectif du vainqueur, soient 14.28 % des sièges.
quelques questions …
- Le suffrage universel en sa version « un homme, une voix » est-il encore de nature à éclairer nos choix collectifs ?
- La pauvreté des échanges politiques, entre citoyens et élus, entre élus, et entre les citoyens eux-mêmes, ne tient-elle pas à cette loi du binaire qui privilégie raccourcis et résumés par rapport à la nécessaire nuance dans les approches ?
- Le citoyen est-il respecté par un système vertical, qui l’infantilise dans la manière de solliciter son avis ?
- Le sort fait au vote blanc, qui disparaît au milieu des bulletins nuls est-il en accord avec le principe d’égalité entre les voix ?
- L’abstention grandissante n’est-elle pas une conséquence d’alternances qui ne font que singer la logique bipolaire du suffrage universel ?
- Est-il scandaleux de penser et de valider le fait que les opinions politiques et les choix qui en découlent, sont souvent le fruit de constructions qui ne se limitent pas aux clivages politiques constitués ?
- Est-il acceptable que les résultats de consultations électorales soient quasiment connus et communiqués au centième près, longtemps avant l’échéance ?
- Peut-on continuer sans y réfléchir, la mascarade des élections à tours multiples dont les inconvénients sont réputés supérieurs aux avantages, et qui n’existent d’ailleurs que par défaut ?
- Qu’est-ce qu’une majorité transversale d’idées ?
- Que serait une nouvelle civilisation des appartenances ?
- Quelles pourraient être les incidences d’un passage au vote graduel sur la communication politique, sur les sondages d’opinion, le référendum, les primaires, et sur les délibérations parlementaires?
- En matière de construction européenne, peut-on envisager de limiter les modes de décisions à des suites de compromis mous (unanimité) entre des cultures politiques parfois antinomiques ?
- Et quid du projet d’uniformisation de la procédure de vote pour les élections européennes ?
- Le suffrage universel graduel n’ouvre-t-il pas une perspective sinon pertinente, du moins suffisamment critique pour envisager le déblayage d’un vaste chantier institutionnel, que tout le monde appelle de ses vœux sans avancer la moindre idée qui ne soit élimée ?
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